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Immobilier: le marché montréalais est désormais en zone de surchauffe

Montréal «vient d’entrer dans une zone de surchauffe» immobilière et le «marché est désormais le plus tendu» parmi toutes les agglomérations canadiennes, indique Desjardins dans une étude économique qui compare le Québec et l’Ontario.

«Les ventes progressent rapidement et l’offre de propriétés disponibles sur le marché ne cesse de diminuer. La position de force des vendeurs en vue d’imposer leurs conditions s’est donc raffermie», écrit Desjardins pour expliquer la situation du marché montréalais.

Le prix de vente a même été supérieur au prix demandé dans environ 10% des transactions dans le marché des unifamiliales et de 8% dans celui des copropriétés.

«En septembre, la variation annuelle du prix moyen a atteint 8,2% et le niveau se situe à près de 400 000$ dans le Grand Montréal», indique Desjardins. «Dans plusieurs municipalités de l’ouest de l’île, les cas de surenchère touchent 20% à 30% des ventes de maisons unifamiliales. En principe, les vendeurs s’ajusteront en demandant un prix plus élevé dès le départ, ce qui limitera la progression des cas de surenchère.»

Ce sont les «résidents locaux» qui contribuent à cet engouement, même si les investisseurs étrangers sont nombreux à se porter acquéreurs de condos au centre-ville.

«Les acheteurs en provenance de pays étrangers sont plus nombreux, mais la progression a considérablement ralenti depuis trois ans. Les acheteurs des États-Unis et de la France sont en baisse, tandis que ceux en provenance de la Chine continuent d’augmenter et figurent désormais au premier rang de tous les pays. Selon la SCHL, 207 transactions ont été conclues par des acheteurs de la Chine de janvier à août 2018 et 30% d’entre eux avaient acheté une maison unifamiliale, principalement dans l’ouest de l’île de Montréal», note Desjardins.

Les 688 logements acquis par des non-résidents de janvier à août 2018 représentent à peine 1,5% de toutes les ventes et la majorité touche à des condos dans le centre-ville, soit 12% de ce marché.

Effervescence québécoise

Montréal «vient d’entrer dans une zone de surchauffe» immobilière et le «marché est désormais le plus tendu» parmi toutes les agglomérations canadiennes, indique Desjardins dans une étude économique qui compare le Québec et l’Ontario.

«Les ventes progressent rapidement et l’offre de propriétés disponibles sur le marché ne cesse de diminuer. La position de force des vendeurs en vue d’imposer leurs conditions s’est donc raffermie», écrit Desjardins pour expliquer la situation du marché montréalais.

Le prix de vente a même été supérieur au prix demandé dans environ 10% des transactions dans le marché des unifamiliales et de 8% dans celui des copropriétés.

«En septembre, la variation annuelle du prix moyen a atteint 8,2% et le niveau se situe à près de 400 000$ dans le Grand Montréal», indique Desjardins. «Dans plusieurs municipalités de l’ouest de l’île, les cas de surenchère touchent 20% à 30% des ventes de maisons unifamiliales. En principe, les vendeurs s’ajusteront en demandant un prix plus élevé dès le départ, ce qui limitera la progression des cas de surenchère.»

Ce sont les «résidents locaux» qui contribuent à cet engouement, même si les investisseurs étrangers sont nombreux à se porter acquéreurs de condos au centre-ville.

«Les acheteurs en provenance de pays étrangers sont plus nombreux, mais la progression a considérablement ralenti depuis trois ans. Les acheteurs des États-Unis et de la France sont en baisse, tandis que ceux en provenance de la Chine continuent d’augmenter et figurent désormais au premier rang de tous les pays. Selon la SCHL, 207 transactions ont été conclues par des acheteurs de la Chine de janvier à août 2018 et 30% d’entre eux avaient acheté une maison unifamiliale, principalement dans l’ouest de l’île de Montréal», note Desjardins.

Les 688 logements acquis par des non-résidents de janvier à août 2018 représentent à peine 1,5% de toutes les ventes et la majorité touche à des condos dans le centre-ville, soit 12% de ce marché.

Effervescence québécoise

Desjardins parle d’une «effervescence» pour le Québec, avec un marché de la revente qui «s’accélère», alors que l’Ontario continue de reprendre son souffle après une chute encaissée au cours des derniers mois.

Le Québec, contrairement à sa voisine, «a évité la période d’ajustement qui a touché l’Ontario» et «sa vitesse de croisière est l’une des plus rapides des provinces canadiennes».

En septembre, rappelle Desjardins, les ventes ont crû de 2,5% au Québec, ce qui «détonne par rapport aux nombreux replis enregistrés ailleurs au pays».

Les ventes orchestrées par des courtiers immobiliers ont pour leur part affiché une croissance de 4,5% au cours des neuf premiers mois de 2018, la province s’enlignant vers un nouveau record de 86 000 transactions.

Et les prix ne sont pas en reste, avec une hausse de 7,8% en septembre, par rapport au mois correspondant de 2017, ce qui représente une «nette accélération par rapport aux mois précédents». Le prix de vente moyen s’est fixé à 317 173$ en septembre, avec une croissance d’environ 5% pour l’ensemble de l’année. «La croissance des prix a été rapide à Montréal, mais la presque totalité des régions de la province a participé à ce mouvement depuis le début de 2018», précise Desjardins, en ajoutant que ce «cycle haussier n’a rien d’exceptionnel».

«Le cycle d’expansion actuel du marché de la revente a débuté en 2015 dans la province et l’évolution récente n’a rien de préoccupant, à l’exception de celui de Montréal qui vient d’entrer dans une zone de surchauffe.» Outre Montréal, seule Ottawa comporte des risques de surchauffe et sa situation est même pratiquement aussi tendue qu’à Vancouver puisque le niveau des ventes reste élevé par rapport au nombre de nouvelles propriétés à vendre».

Du côté de la Ville Reine, la pression a diminué grâce au resserrement des règles hypothécaires en janvier dernier et par la remontée des taux d’intérêt», explique Desjardins. «C’est principalement Toronto et les régions avoisinantes qui ont encaissé le coup. Le degré de surévaluation élevé et la concentration de maisons unifamiliales dispendieuses ont contribué à la chute des prix. La baisse de l’activité a même permis au marché de Toronto de quitter la zone de surchauffe, qui correspond à un ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions de plus de 70%».

Desjardins parle d’une «effervescence» pour le Québec, avec un marché de la revente qui «s’accélère», alors que l’Ontario continue de reprendre son souffle après une chute encaissée au cours des derniers mois.

Le Québec, contrairement à sa voisine, «a évité la période d’ajustement qui a touché l’Ontario» et «sa vitesse de croisière est l’une des plus rapides des provinces canadiennes».

En septembre, rappelle Desjardins, les ventes ont crû de 2,5% au Québec, ce qui «détonne par rapport aux nombreux replis enregistrés ailleurs au pays».

Les ventes orchestrées par des courtiers immobiliers ont pour leur part affiché une croissance de 4,5% au cours des neuf premiers mois de 2018, la province s’enlignant vers un nouveau record de 86 000 transactions.

Et les prix ne sont pas en reste, avec une hausse de 7,8% en septembre, par rapport au mois correspondant de 2017, ce qui représente une «nette accélération par rapport aux mois précédents». Le prix de vente moyen s’est fixé à 317 173$ en septembre, avec une croissance d’environ 5% pour l’ensemble de l’année. «La croissance des prix a été rapide à Montréal, mais la presque totalité des régions de la province a participé à ce mouvement depuis le début de 2018», précise Desjardins, en ajoutant que ce «cycle haussier n’a rien d’exceptionnel».

«Le cycle d’expansion actuel du marché de la revente a débuté en 2015 dans la province et l’évolution récente n’a rien de préoccupant, à l’exception de celui de Montréal qui vient d’entrer dans une zone de surchauffe.» Outre Montréal, seule Ottawa comporte des risques de surchauffe et sa situation est même pratiquement aussi tendue qu’à Vancouver puisque le niveau des ventes reste élevé par rapport au nombre de nouvelles propriétés à vendre».

Du côté de la Ville Reine, la pression a diminué grâce au resserrement des règles hypothécaires en janvier dernier et par la remontée des taux d’intérêt», explique Desjardins. «C’est principalement Toronto et les régions avoisinantes qui ont encaissé le coup. Le degré de surévaluation élevé et la concentration de maisons unifamiliales dispendieuses ont contribué à la chute des prix. La baisse de l’activité a même permis au marché de Toronto de quitter la zone de surchauffe, qui correspond à un ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions de plus de 70%».

05 novembre 2018
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Sylvie Rovida

Courtier immobilier résidentiel à Montréal

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